Messages de fin d’année de la part des membres régionaux du conseil d’administration

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Messages de fin d’année de la part des membres régionaux du conseil d’administration

Messages de fin d’année de la part des membres régionaux du conseil d’administration

Au cours de l’année qui vient de s’écouler, les membres du conseil d’administration de l’ICM ont été régulièrement en contact avec les associations de sages-femmes qu’ils représentent pour déterminer avec elles les priorités régionales et discuter des victoires et des défis durant la pandémie et au-delà. Pour clore l’année des sages-femmes et du personnel infirmier, chaque membre du conseil d’administration a réfléchi à un message qui souligne les moments clés de la région et permettra de regarder vers l’avenir, vers la décennie des sages-femmes.

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Sandra Oyarzo Torres

Vice-présidente

hères et chers collègues, étudiants en pratique sage-femme et ami(e)s,

Alors que nous approchons des moments spéciaux qu’apporte la fin d’année ; année après année nous revenons sur ce que nous avons accompli, nous partageons des moments avec nos proches et nous apprécions ceux avec qui nous avons vécu chaque jour.

Mais l’année 2020 nous a fait vivre des moments inimaginables en raison de la pandémie de COVID-19. Nous avons appris la valeur des personnes, de l’affection, du respect pour les droits humains, en particulier dans notre travail dans les soins de santé maternelle, néonatale, sexuelle et reproductive.

Le code éthique de la confédération internationale des sages-femmes (ICM) souligne l’importance des sages-femmes professionnelles en reconnaissant, défendant et respectant les droits humains de tous, des femmes en particulier. Précisément dans la section 3-d, il est stipulé que "les sages-femmes professionnelles comprennent les conséquences néfastes que les violations des droits éthiques et humains ont sur la santé des femmes et des nouveau-nés et s’emploient à les éliminer".

Les associations de sages-femmes professionnelles du monde entier ont exprimé leurs préoccupations concernant les violations des droits sexuels et reproductifs des adolescentes, des femmes et des nouveau-nés. Ces violations se manifestent, dans certains pays, par l’absence, ou le manque de protocole de réglementation en matière de fertilité, de grossesse, d’accouchement et de soins post partum, ainsi que dans les orientations médicales ou de santé publique qui ne sont pas fondées sur des preuves scientifiques ou selon le cadre des droits humains.

Parallèlement, les associations de sages-femmes plaident pour les équipements de protection individuelle pour leurs membres, des environnements de travail appropriés, la fin des violences contre les femmes et la garantie de rendre visible le travail effectué par les sages-femmes en première ligne.

Pour tout ceci, je voudrais dédier ce message tout d’abord à toutes les familles de nos collègues qui ont perdu la vie dans la pratique quotidienne de leur métier de sage-femme ; ce sont les vraies héroïnes qui illustrent l’amour et le dévouement des sages-femmes.

En cette fin d’année, je voudrais également souhaiter à toutes les sages-femmes du monde entier des moments de paix en famille, la sérénité et la force. Veuillez rester confiantes en l’année qui vient, nous pourrons continuer à nous battre pour changer le monde pour qu’à chaque endroit où un enfant nait, ou là où une femme a besoin de soins, il y ait une sage-femme, protégée, soutenue et valorisée en tant que professionnelle la plus à même d’améliorer les soins de santé pour toutes les femmes et leurs familles au niveau mondial.

 

Vitor Varela

Vitor Varela

Trésorier

Chers collègues, chères sages-femmes,

Durant la pandémie, dans de nombreux pays à travers le monde, des obstacles ont affecté la surveillance des femmes au cours de la grossesse, du travail, de l’accouchement et lors de l’hospitalisation post-partum. Ceci a conduit de nombreux établissements de santé à violer la législation en place pour protéger la maternité et la paternité.

Dans la phase initiale de propagation de la maladie, des mesures restrictives ont été mises en place. Elles ont interdit à un certain nombre d’établissements de santé d’assurer le suivi des femmes par une personne importante. Mais avec l’engagement des professionnels de santé, à savoir les sages-femmes, les établissements de santé ont progressivement levé les restrictions imposées, en permettant à nouveau le suivi sûr des femmes enceintes et puerpérales par une personne de leur choix et en maintenant la sécurité des parties prenantes.

C’est pourquoi, nous demandons et recommandons à toutes les sages-femmes de créer les conditions nécessaires pour se conformer à la législation en vigueur, en tant que droit légalement établi, en s’assurant que les femmes ont la possibilité de choisir d’être accompagnées par une personne importante de leur choix lorsqu’elles utilisent les services de santé, durant la grossesse, le travail ou l’accouchement (y compris une césarienne) et durant leur séjour dans un service obstétrique, après l’accouchement.

“Ensemble, nous sommes plus forts”.

Accueillons l’avenir avec l’affection dédiée à toutes les sages-femmes du monde.Portons notre attention à l’année 2021 et assurons-nous qu’elle sera meilleure pour tous et permettra de réduire la propagation du COVID-19.

 

Ann Kinnear

Ann Kinnear

Représentante de la région Pacifique occidenta

Salutations aux collègues sages-femmes du Pacifique occidental. Alors que nous arrivons au terme de 2020, l’année des sages-femmes et du personnel infirmier, nous devons réfléchir à ce qui a été pour nous toutes une année très différente et difficile. Nous avons appris à vivre et à travailler différemment, et je suppose que nous ne serons plus jamais comme avant. Je suis triste que tant de sages-femmes aient perdu la vie au cours de la pandémie et j’adresse mes condoléances à leurs familles, leurs amis et leurs collègues sages-femmes, tout particulièrement en cette période de l’année où nous passons du temps les uns avec les autres.

Je vous rends hommage, ainsi qu’à votre fantastique travail de sage-femme ; vous avez été infatigables et dévouées dans votre engagement envers les mères, les bébés et les familles. Par exemple, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le “PNG Midwifery Society” (société des sages-femmes de Papouasie-Nouvelle-Guinée) et le “Australian College of Midwives” (collège australien des sages-femmes) ont établi un programme de “leadership des amis”. Il a été réalisé avec un financement du Rotary international. Les sages-femmes des deux pays ont participé au développement du leadership et ont élargi leurs familles de sages-femmes. Je souhaite remercier le rotary club de Marielter en Australie méridionale pour son formidable soutien dans ce projet.

Dans les Philippines, des groupes sociaux et civiques se sont rassemblés pour reconnaitre la précieuse contribution des travailleurs de santé, comprenant les sages-femmes, qui à travers leurs efforts, ont dispensé des soins durant la pandémie et ils ont salué également ceux et celles qui sont tombés dans l’exercice de leurs fonctions. L’impact et la valeur des sages-femmes ont été fortement démontrés, en particulier dans notre capacité à nous adapter et à réagir à la pandémie. Dans les pays comme la Nouvelle-Zélande, où il existe un modèle intégré de continuité des soins de pratique sage-femme, les sages-femmes ont pu rapidement modifier leurs services afin de permettre à toutes les femmes d’avoir accès à des soins de maternité ou de pratique sage-femme. Parce que les femmes connaissaient leur sage-femme, celles-ci ont continué à leur rendre visite à la maison et davantage de femmes ont choisi en toute confiance d’accoucher à domicile lorsque les hôpitaux ne pouvaient pas effectuer d’admissions. Au Japon, des centres d’appel en ligne ont été mis en place, et le gouvernement a subi des pressions pour augmenter les allocations financières pour les mères et les sages-femmes touchées par la pandémie.

Dans mes six premiers mois en tant que votre représentante au conseil d’administration de l’ICM, j’ai participé chaque mois à des réunions du conseil d’administration, j’ai rejoint le comité de contrôle et de risques financiers et j’ai représenté l’ICM dans de nombreux événements virtuels, tels que les conférences annuelles de la ligue philippine des sages-femmes fonctionnaires et libérales et de l’association des sages-femmes des Philippines.

J’ai évoqué l’impact des sages-femmes dans la riposte face au COVID-19 lors de Asia Pacific Action Alliance on Human Resources for Health (l’alliance pour l’action en Asie-Pacifique sur les ressources humaines pour la santé). Ce fut formidable de voir la responsable de la société des sages-femmes du Bengladesh honorée par le prix de l’AAAH. Pour finir, j’ai pu adresser un mot de fin lors du colloque virtuel des leaders sages-femmes de l’Asie-Pacifique (Asia Pacific Midwife Leaders), formidablement organisé par la société des sages-femmes en Inde.

Et bien sûr, nous nous sommes réunies pour commencer à travailler à notre plan de travail régional. Nous y travaillerons davantage au cours des prochains mois. C’est un réel privilège de vous représenter au conseil d’administration de l’ICM et d’avoir ces occasions exceptionnelles de représenter l’ICM dans et au-delà de notre région. Notre région, le Pacifique occidental, et la première région qui entrera dans l’année 2021 et nous entrerons dans la décennie des sages-femmes avec passion et espoir en l’avenir. J’espère vous voir lors du congrès virtuel de l’année prochaine et j’espère également que nous pourrons nous rencontrer en personne dès qu’il sera possible de voyager.

Je vous souhaite le meilleur en cette période de fêtes, en espérant que vous passerez de beaux moments avec vos proches ; meilleurs vœux !

Emi Nurjasmi

Emi Nurjasmi

Représentante de la région Asie du sud-est

Chères et chers collègues,

J’adresse ma plus grande reconnaissance aux collègues sages-femmes qui se sont toujours consacrées à la profession, à fournir des services de pratique sage-femme en faveur de la santé maternelle, la santé infantile, la santé génésique et la planification familiale..

Les sages-femmes et tous les prestataires de santé du monde entier ont dû faire face à d’immenses défis durant la pandémie de COVID-19. Les sages-femmes ont toujours fait de leur mieux pour soutenir les femmes et les familles et également faciliter les naissances dans toutes les situations. L’année des sages-femmes nous a donné la force de continuer et d’offrir le meilleur de nous-mêmes pour venir en aide aux femmes et aux nouveau-nés.

Le COVID-19 a tout changé. Beaucoup d’événements en face-à-face ont dû être annulés cette année, l’un d’eux était le congrès triennal de l’ICM à Bali. Il est fort regrettable que cet événement tant attendu n’ait pas pu avoir lieu. Cependant, comme l’a annoncé l’ICM, afin de prendre en compte la sécurité de nous tous, le congrès triennal aura lieu de façon virtuelle en juin 2021, Les restrictions imposées par le COVID-19 nous ont obligés à nous transformer. Nous avons tiré des leçons de la situation, comme l’utilisation accrue de webinaires. À mesure que nous nous adaptons et utilisons de nouvelles technologies, nous devenons plus proches grâce aux réunions virtuelles.

Nous avons fait face à ce challenge en innovant pour célébrer le jour international des sages-femmes et l’année des sages-femmes en 2020. En Indonésie, nous avons réalisé un webinaire auquel ont pu assister toutes les sages-femmes de toutes les régions d’Indonésie. L’enregistrement de ce webinaire est disponible sur YouTube, donc les sages-femmes qui n’ont pas pu participer en direct peuvent y avoir accès à tout moment.  Etonnamment, plus de 10 000 sages-femmes ont participé au webinaire. Dans toutes les circonstances, nous devons innover, évoluer avec notre temps et nous adapter rapidement pour donner le meilleur de nous-mêmes.

Pour finir, je voudrais dire : restons fortes !

Restez en bonne santé.

Dicko Fatoumata S Maiga

Dicko Fatoumata S Maiga

Représentante de la région Afrique (Afrique francophone) 

A l’occasion de cette fin d’année je tiens à remercier la confédération internationale des sages-femmes pour les actions menées et entreprises durant l’année 2020 malgré la présence de la pandémie du COVID 19. Parmi ces actions je voudrais citer :

  • L’élaboration du plan stratégique 2020-2023,
  • La tenue régulière des réunions virtuelles du conseil d’administration et des régions,
  • La révision des textes relatifs à la gouvernance,
  • La révision des normes et standards en cours.

Je remercie aussi les associations de sages-femmes pour les efforts fournis dans le cadre de l’enquête SoWMy. J’encourage les sages-femmes à œuvrer pour une meilleure visibilité de notre organisation ICM. Je demande au tout puissant Dieu de nous aider à lutter contre le COVID -19 pour mener à bien nos activités.

Merci

Hilma Shikwambi

Hilma Shikwambi

Représentante de la région Afrique (Afrique anglophone)

Chers et chères collègues sages-femmes,

Alors que nous arrivons au terme de 2020, j’aimerais remercier les sages-femmes qui, malgré les nombreux défis, se sont tenues aux côtés des femmes et des nouveau-nés. Notre région n’a pas été épargnée par la pandémie mondiale dévastatrice de COVID-19. Nous avons perdu des membres de nos familles, des collègues, des amis et des membres de nos communautés. Dans la plupart de nos établissements de soins de santé, nous avons assisté à l’interruption des services de soins de base, dont la majorité sont fournis par des sages-femmes auprès des femmes, des nouveau-nés et des familles. L’augmentation importante des violences à caractère sexiste contre les femmes dans nos régions pousse les sages-femmes à faire progresser leur rôle en tant que défenseuses des droits humains. Malgré les nombreux challenges, nous restons déterminées, courageuses et maintenons notre responsabilité qui consiste à veiller à ce que les femmes et leurs enfants reçoivent des soins respectueux.

Au cours de cette année, nous avons participé à des ateliers de renforcement des capacités dont le but était de permettre aux sages-femmes de fournir des soins basés sur des données probantes. Je tiens à adresser ma sincère gratitude à tous ceux qui ont soutenu les sages-femmes durant cette année difficile. Pour la première fois, nous avons participé à la réunion du conseil de l’ICM, et aux réunions régionales virtuelles, ce qui nous a permis de nous réunir et d’interagir et de déterminer le programme pour le prochain triennat.

Alors que nous avons hâte d’entrer dans la nouvelle année, j’aimerais demander aux sages-femmes de rester aux côtés des femmes. Notre région africaine est toujours la plus durement touchée par les décès maternels, néonatals et fœtaux. Les sages-femmes demeurent les prestataires de soins les plus appropriés pour éviter ces décès. La solution réside dans l’amélioration de la qualité de la formation des sages-femmes à travers les normes globales, la création d’environnements favorables à l’exercice du métier de sage-femme et la réglementation de la pratique sage-femme. Nos efforts combinés permettront aux sages-femmes de notre région d’exercer l’ensemble de leur champ d’activités. 

Je vous souhaite de joyeuses fêtes !

Lisa Apini-Welcland

Lisa Apini-Welcland

Représentante de la région Europe (Europe centrale) 

Cette année a été particulièrement difficile, étant tous aux prises avec la pandémie de COVID-19 en cours. Des conditions de travail exceptionnelles, le manque d’EPI et le maintien des soins de maternité respectueux ont caractérisé cette pandémie pour les sages-femmes alors que nous continuons à fournir dans soins dans les hôpitaux, les communautés et d’œuvrer au niveau de la défense des droits.

Malgré de nombreuses contraintes et de nombreux blocages, le travail mondial a continué et notre région a pu participer à la réunion annuelle du conseil de l’ICM et la réunion régionale européenne. Nous avons été très heureuses de réussir à rédiger notre plan de travail pour le prochain triennat.

Je suis fière de travailler avec nos associations fortes et motivées de la région d’Europe centrale et je me réjouis de nos activités prochaines en 2021. Notre région a décidé de se concentrer sur les soins dirigés par des sages-femmes et d’explorer les options pour renforcer l’autonomie des sages-femmes. De plus, nous aimerions avoir un échange et une compréhension plus appondis sur la formation en pratique sage-femme dans notre région. Ceci est particulièrement intéressant pour nous, car nos associations membres aimeraient étudier les possibilités d’autres qualifications ou de concepts de qualifications avancées en pratique sage-femme.

Travailler ensemble, apprendre les uns des autres et renforcer la communauté régionale des sages-femmes nous conduira vers les années à venir. Nous sommes fortes et pouvons travailler ensemble sur la voie à suivre ; une voie qui mènera aux soins dirigés par les sages-femmes dans tous les systèmes de soins de maternité au sein de notre région. Nous allons vers une période passionnante et la communauté mondiale se réjouit de promouvoir ces modèles, en fournissant des orientations sur les normes de formation et en plaidant pour davantage de possibilités de leadership pour les sages-femmes afin de renforcer les soins de pratique sage-femme dans la région d’Europe centrale.

Alors, allons de l’avant ensemble !

María Florencia Francisconi

María Florencia Francisconi

Représentante de la région Amériques (Amérique latine)

Chères et chers collègues,

Quelle année ! En tant que représentante régionale de l’Amérique latine, et membre du collège des sages-femmes de la province de Buenos Aires, j’aimerais saisir cette opportunité pour dire : MERCI. Merci de ne pas avoir baissé les bras, même lors de situations difficiles, merci d’être une région aussi active et engagée, et, par-dessus tout, merci d’améliorer notre profession en dispensant des soins de qualité auprès des femmes et des nouveau-nés. Je suis fière de l’unité que vous, associations de sages-femmes, accomplissez dans la région et grâce à cela, nous parlons d’une même voix en faveur de la profession de sage-femme.

Nous avons passé cette année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier dans un contexte très particulier, traversée par la pandémie de COVID-19 et pleine de défis auxquels nous avons réussi à faire front ensemble et avec le soutien de nos partenaires stratégiques.

D’autre part, nous avons continué le combat pour la reconnaissance de notre profession, pour l’amélioration des normes de formation et le renforcement des associations de sages-femmes grâce aux accomplissements dont nous devons être fières en tant que région.

Mon souhait pour les années à venir ensemble est que les résultats des investissements dans les sages-femmes et la pratique sage-femme soient reconnus aux niveaux local, régional et international, que toutes les femmes puissent avoir une sage-femme à leurs côtés qui les accompagne au long des étapes de leur vie sexuelle et reproductive, que les nouveau-nés bénéficient d’un accueil chaleureux et respectueux lors de leur venue au monde dans les mains d’une sage-femme.

Pandora Hardtman

Pandora Hardtman

Représentante de la région Amériques (Amérique du nord et Caraïbes)

Quand je regarderai en arrière sur l’année 2020, je m’en souviendrai comme d’une année qui a changé tout et tout le monde pour toujours.

Pour ceux d’entre nous qui aiment la science-fiction, c’était comme si les vieux best-sellers du genre devenaient réalité. Les faits ont suivi la fiction aussi surement qu’une décélération variable pourrait suivre la compression du cordon dans un univers modifié avec des vêtements remplacés par des combinaisons spatiales étouffantes, une déshydratation associée (parce que le masque ne permet pas à un apport élevé en liquide) et un nouveau vocabulaire que comme beaucoup d’entre vous, j’ai dû apprendre, et finir par devenir “zoomée” !

Avec cette réalité évoluant sans cesse, sont arrivés les dilemmes éthiques imprévisibles pour les sages-femmes qui poursuivent leur carrière avec passion, parfois à grand risque. Je n’oublierai jamais le choix difficile : dois-je courir pour chercher un EPI ou m’occuper de cet accouchement imminent, avant que le bébé tombe sur le sol ? Puis il y a le débordement d’émotions de joie de la naissance, mélangé à la culpabilité d’exposer ma famille au virus.

Alors que nous avançons vers l’inconnu de 2021, nous devons continuer à nous inspirer des mots d’un roi qui n’est plus parmi nous, qui s’en est allé comme tant d’icônes cette année. Sa réplique ne s’applique pas seulement à Wakanda, mais à nous dans notre parcours de sages-femmes dans ces temps de changement.

“Nous ne pouvons plus regarder depuis l’ombre. Nous ne pouvons pas. Nous ne devons pas. Nous travaillerons pour être un exemple de la façon dont nous, en tant que frères et sœurs sur cette terre, devrions nous traiter les uns les autres. Aujourd’hui plus que jamais, les illusions de division menacent notre existence même. Nous connaissons tous la vérité : il y a davantage de choses qui nous relient que de choses qui nous séparent. Mais en temps de crise, les sages construisent des ponts, tandis que les insensés construisent des barrières. Nous devons trouver un moyen de nous occuper les uns des autres comme si nous étions une seule tribu.”

Nous sommes une tribu de sages-femmes connectées avec les femmes du passé, du présent et de tous les temps.

Roa Altaweli

Roa Altaweli

Représentante de la région Méditerranée orientale 

Les sages-femmes jouent un rôle essentiel donnant aux femmes la garantie de bénéficier d’une expérience de maternité sûre et positive au cours de leur grossesse, leur accouchement et de leur période post partum. Je suis très fière des sages-femmes de la région Méditerranée orientale pour leur travail acharné durant la crise de COVID-19 et leur soutien aux femmes et à leurs nouveau-nés tout au long de la période de maternité. Les sages-femmes sauvent des vies. Elles aident les femmes à vivre cette période de leur vie de façon positive, et ce, même durant le contexte de la pandémie.

Trude Thommesen

Trude Thommesen

Représentante de la région Europe (Europe du nord)

Dans la région Europe du nord, 2020, l’année des sages-femmes, n’a malheureusement pas été mise en avant comme beaucoup d’entre nous l’avaient planifié et espéré. L’intention et les projets étaient là, mais en raison de la pandémie de COVID-19, la plupart ont été annulés.

Pourtant, les sages-femmes de la région ont, comme toujours, soutenu les femmes durant la grossesse et l’accouchement, et cette année, je dirais encore plus que jamais. Au cours de ces moments particulièrement difficiles, le but des sages-femmes de la région a été de faire de leur mieux et de continuer à dispenser des services de manière sécurisée et responsable.

De nombreuses femmes, leurs conjoints ainsi que leurs familles ont été angoissés et effrayés : Est-ce que je vais tomber malade ? Quelles seront les conséquences sur mon bébé ? Est-ce que le bébé sera touché ?

Les femmes ont eu besoin, et obtenu, davantage d’informations, de soutien et de suivi pendant la grossesse et l’accouchement.

Trop de femmes ont dû faire face à des moments difficiles, en plus des inquiétudes pour elles-mêmes et leur bébé, ainsi que pour les soins et le suivi prévu. Elles craignaient d’aller accoucher, d’être contaminées par le COVID-19, d’être seules, d’entrer dans un établissement de santé, beaucoup aussi sans aucun partenaire ou parent présent.

Je suis fière des sages-femmes de ma région qui ont continué à offrir aux femmes les meilleurs soins de pratique sage-femme, certaines avec peu de ressources dans des milieux de soins de santé déjà difficiles et limités, certaines avec peu d’équipement de protection individuelle à disposition. Les sages-femmes ont fait ce qu’elles font toujours : prendre correctement soin des femmes enceintes et des parturientes et de leurs familles au moment de leur vie où elles sont les plus vulnérables.

Je sais que beaucoup de sages-femmes de ma région s’attendaient à une année 2020 bien différente. Néanmoins, lorsque le coronavirus a frappé, nous sommes restées aux côtés des femmes et avons fait ce qu’une SAGE-FEMME devrait toujours faire ; être là pour elles. Dans ce sens-là, ce fut l’année des sages-femmes.

Merci, très chères et chers collègues et ami(e)s !

Victoria Vivilaki

Victoria Vivilaki

Représentant de la région Europe (Europe du sud)

Chers collègues,

Les sages-femmes du monde entier ont vu l’organisation mondiale de la santé se détourner rapidement de sa proclamation de 2020 l’année des sages-femmes et du personnel infirmier en raison de la pandémie de COVID-19. 2020 devait saluer le travail des sages-femmes et des infirmières au niveau international, en soulignant les conditions difficiles auxquelles elles font souvent face et en plaidant pour accroitre les investissements dans les personnels de la pratique sage-femme et des soins infirmiers.

Qui aurait pu imaginer que l’importance cruciale des sages-femmes dans notre société aurait été mise si clairement en avant par la pandémie de COVID-19 ? Tous les jours, les médias montrent les conditions extrêmes auxquelles sont confrontés les sages-femmes et les autres prestataires de soins dans leur pratique clinique. De plus, la pénurie de sages-femmes a démontré la capacité du système de soins de santé à proposer des soins à domicile, des visites prénatales et postnatales virtuelles en cette période de distanciation sociale et de crainte de la pandémie. Pourtant, les sages-femmes continuent à assurer le lien humain et à soutenir les mères et leurs familles en s’adaptant aux changements de la société.

Tous les domaines des soins périnatals sont touchés, et les sages-femmes doivent faire face à d’immenses défis, tels que la violation des droits humains des femmes, des nouveau-nés et des sages-femmes, l’augmentation des césariennes, la non-initiation à l’allaitement et l’isolement des mères de leur partenaire d’accouchement et de leurs nouveau-nés. Dans ces temps difficiles, le rôle de la sage-femme est davantage reconnu en tant que défenseuse des voix des femmes et en tant que professionnelle principale dans la compréhension des besoins de soins de santé des femmes atteintes par le COVID-19. Les sages-femmes fournissent une évaluation théorique de la “terminologie médicalisée” et de la philosophie sous-jacente.

Les leçons de la pratique sage-femme dans les contexte fragiles et humanitaires sont appliquées aujourd’hui pendant la pandémie de COVID-19. De nombreux leaders en pratique sage-femme saluent le courage et le dévouement des sages-femmes. Nous appelons les organisations à rendre hommage aux sages-femmes en ces temps éprouvants. 

Les sages-femmes ne méritent rien de moins, maintenant et toujours.

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